UNGA Session - Insights from the UN Science Summit 2025


Le Conseil des technologies de l'information et des communications (CTIC) a récemment été invité à s'exprimer lors du Sommet scientifique 2025, qui s'est tenu en marge de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU80). Organisée conjointement avec nos partenaires de l'AI Data and Robotics Association (ADRA) de l'Union européenne, la séance virtuelle intitulée : « Vers un accord mondial sur l'IA : souveraineté, développement durable et croissance économique » a réuni des conférenciers et des intervenants du Canada et d'Europe afin d’explorer les liens entre la souveraineté en matière d'IA, le développement économique et la collaboration à l’échelle mondiale. Notre collaboration sur ces sujets intervient au moment où le Canada s'engage dans le cadre de l'AGNU80, dont l'objectif est de promouvoir une économie mondiale durable, inclusive et résiliente.  

La séance comprenait des interventions de Namir Anani, Président-directeur général du CTIC, et de Philippe Piatkiewicz, Secrétaire général de l'ADRA, ainsi qu'un panel de discussions réunissant Philippe Dufresne, Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Emanuela Girardi, Présidente de l'ADRA, et Alan Veerman, Directeur des opérations et des finances de l’Institut Vecteur.

S'appuyant sur le récent rapport conjoint du CTIC et de l'ADRA, intitulé « Souveraineté de l'IA et croissance économique : renforcer le leadership transatlantique entre l'UE et le Canada », la discussion a mis en lumière des thèmes clés liés à la manière dont la collaboration transfrontalière sur le développement et l'adoption de l'IA peut stimuler la croissance économique tout en sauvegardant la souveraineté, la confiance et les valeurs fondamentales :

1. Donner la priorité à l'interaction humaine, au respect des sensibilités culturelles et à la diversité linguistique lors de la conception des systèmes d'IA est essentiel pour un développement inclusif. Il s'agit notamment de garantir un accès démocratisé aux technologies d'IA et de veiller à ce que leur développement soit en adéquation avec un ensemble de valeurs et de besoins sociétaux communs à l’échelle mondiale.

2. La coopération internationale est essentielle pour développer une IA digne de confiance. Il s'agit notamment d'harmoniser les normes, de faciliter les flux de données transfrontaliers et de créer des cadres interopérables qui favorisent l'innovation tout en protégeant les droits à la vie privée.  

« La protection de la vie privée est un droit fondamental. Elle contribue au bien commun et au développement d’une économie forte, et la protéger efficacement renforce la confiance que les citoyens doivent avoir envers leurs institutions » - Philippe Dufresne, Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

3. Trouver un équilibre entre la promotion de l'innovation rapide en matière d'IA et la mise en place d'une gouvernance agile, fondée sur des principes. Cela inclut des espaces d’expérimentation réglementaire, des codes de conduite et des cadres juridiques adaptables qui peuvent évoluer avec la technologie.

4. Les investissements publics dans le développement des capacités de calcul, l'accès aux données et la formation de la main-d'œuvre nationale constituent des infrastructures fondamentales pour exploiter pleinement le potentiel de l'IA. La création d'écosystèmes industriels autour de ces ressources est également essentielle pour permettre des gains de productivité, des percées en matière de recherche et une participation équitable à l'économie de l'IA.  

« Lorsque l'alphabétisation a été inventée, les gouvernements ont construit des écoles. Lorsque la médecine a été inventée, les gouvernements ont construit des hôpitaux. Lorsque la voiture a été inventée, les gouvernements ont construit des autoroutes. Aujourd’hui, à l'ère de l'intelligence artificielle, les gouvernements doivent envisager de développer les infrastructures nécessaires à son déploiement. » - Alan Veerman, Directeur des opérations et des finances à l’Institut Vecteur

5. Le potentiel économique de l'IA repose en grande partie sur la reconversion et l'amélioration des compétences de la main-d'œuvre actuelle. Il est essentiel de créer des programmes de formation et de perfectionnement permettant aux individus de s'adapter, de se reconvertir et de s'épanouir pour disposer d'une main-d'œuvre compétitive dans un avenir dominé par l'IA.

Pour en savoir plus sur cette conversation, regardez l'enregistrement complet ici :