L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) a fait naître une demande de centres de données capables de prendre en charge le calcul avancé nécessaire à l’entraînement et à l’exploitation des modèles d’IA. Au Canada, l’Alberta est en train de devenir un pôle de développement des centres de données d’IA. D’après les projets d’investissement à grande échelle récemment proposés dans le domaine des centres de données, les centres de données d’IA pourraient devenir un élément important de la future économie numérique de l’Alberta.  

Ce rapport du CTIC examine les répercussions sur le marché du travail du secteur émergent des centres de données d’IA en Alberta. 

Points clés

  • L’Alberta est bien placée pour attirer des investissements dans les centres de données d’IA grâce à un accès abondant à l’énergie, à des espaces ouverts, à des infrastructures solides, à un environnement d’affaires concurrentiel et à une main-d’œuvre expérimentée dans les domaines de l’ingénierie lourde, de la construction et des technologies de pointe.
  • Un seul centre de données d’IA d’une puissance de 400 MW pourrait générer environ 6,8 milliards de dollars pour le PIB de l’Alberta sur une période de 10 ans, soutenir environ 7 400 années-personnes d’emploi direct et indirect pendant les trois années de construction, puis soutenir 339 emplois permanents supplémentaires chaque année une fois en service.
  • Des pressions sur la main-d’œuvre et les salaires, ainsi que des pénuries de main-d’œuvre qualifiée, pourraient apparaître si plusieurs grands projets de centres de données actuellement à l’étude se concrétisaient simultanément. La concurrence pour attirer des talents, notamment des électriciens et électriciennes, des mécaniciens et mécaniciennes en chauffage, réfrigération et climatisation et des spécialistes des TIC, pourrait s’intensifier, ce qui risquerait de retarder les projets et de faire grimper les coûts. Alors que les premières étapes nécessiteraient une main-d’œuvre importante, mais temporaire, dans la construction et les métiers spécialisés, la phase d’exploitation et de maintenance nécessiterait un groupe plus restreint, mais plus permanent, de travailleuses et travailleurs spécialisés.
  • L’Alberta dispose d’une main-d’œuvre qualifiée, mais manque de personnes ayant une expérience propre aux centres de données d’IA. Les centres de données modernes ont besoin de travailleurs et travailleuses aux compétences hybrides, qui comprennent l’interaction entre l’alimentation électrique, le refroidissement, les TI et la sûreté. Pour tirer pleinement parti du potentiel économique du secteur, il faudra remédier aux pénuries de main-d’œuvre spécialisée, tant en phase de construction qu’en phase d’exploitation.
  • Une participation accrue des Autochtones peut élargir la main-d’œuvre, le bassin de fournisseurs, les partenariats en matière d’infrastructures et la capacité d’investissement de l’Alberta, tout en procurant des retombées durables grâce à l’emploi, à l’approvisionnement, à la participation au capital et à la propriété. Cela nécessite une coconception dès les premières étapes et des parcours officiels de développement de la main-d’œuvre et des fournisseurs.
  • Des programmes d’enseignement et de formation spécialisés seront nécessaires pour préparer la main-d’œuvre. L’industrie, les établissements d’enseignement postsecondaire et les responsables de la planification énergétique devront adapter les parcours d’apprentissage aux échéanciers des projets et à la hausse de la demande de main-d’œuvre.                    

Rapport

 

Pour citer ce rapport :

Conseil des technologies de l’information et des communications. 2026. La main-d’œuvre des centres de données d’IA en Alberta : Compétences, talents et possibilités économiques. 

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